Rannoch, le retour...
Je vous remercie pour les mots gentils et enthousiastes que vous m'avez écrits concernant Rambling Rose (elle est mieux, la photo par temps ensoleillée, non ?) et pour le nouveau décor.
A propos de ce dernier, il faut rendre à César ce qui lui appartient, il n'est pas dû à mes compétences techniques ou artistiques du tout, c'est tout fait, prêt à l'emploi et il n'y a plus qu'à cliquer pour le choisir. Merci TypePad, donc !
J'aimerais bien pouvoir créer une belle bannière moi-même, mais cela fait partie des domaines dans lesquels je suis nulle. Je ne vais pas dire que je n'ai pas le temps d'approfondir la chose, ce serait faux et surtout, malhonnête. Je pourrais "prendre" le temps, mais il faudrait alors que je rogne sur les activités auxquelles je me livre quand j'ai du temps, justement. Alors je suppose que comme ça ne fait pas partie de mes priorités parce que je ne suis pas plus motivée que ça, je ne le fais pas.
Il y a d'autres loisirs créatifs qui me plairaient et qui passent à la trappe de cette façon : la couture, le patchwork, le crochet, la broderie, le filage, le tissage... C'est un choix parce qu'il faut bien en faire. Je le regrette parfois, mais finalement pas tant que ça, puisque j'arrive quand même à me livrer à différentes activités qui me tiennent à coeur et dont certaines sont excellentes pour la santé. Et que je peux admirer chez les autres ce que je ne fais pas moi-même !
En tout cas, je l'aime, ce décor "art nouveau", le papillon et les coloris me plaisent, j'ai eu de la chance qu'il existe tout fait.
Pour répondre à Val en image (je remercie mon photographe junior) :
On pourrait dire qu'il pourrait m'aller presque bien (si tant est que l'on puisse considérer un ouvrage de cette forme comme faire-valoir de l'anatomie féminine, mais je m'égare) :
- la circonférence du corps au niveau de la poitrine est la bonne (j'ai de l'aisance mais je suis loin de flotter dedans),
- l'encolure ronde est aux dimensions que j'aime, ni trop ni trop peu échancrée,
- malgré la photo qui tend à prouver le contraire (mais j'ai l'habitude de les remonter un peu au-dessus de l'os du poignet lorsque je suis en action), les manches ont juste la bonne longueur,
- comme il est tout ce même assez long (pour une fois, je n'ai pas eu à rallonger, il est prévu comme ça !) avec ses 68 cm de hauteur, la bande de côtes qui resserre un peu tombe à un endroit stratégique. Mes hanches sont enserrées et on a l'impression que je suis taillée d'un bloc et de façon rectiligne jusqu'à la poitrine, ce qui n'est pas le cas. Ouf ! tout n'est quand même pas à jeter. Piètre consolation, car j'aspire tout de même à mieux : quand pourrai-je dire de moi que c'est comme "dans le cochon" et que "tout est bon" ? Mais je m'égare encore...
Ce qui est le plus gênant, c'est qu'à ce niveau-là, la bande de boutonnage bâille et fait des oeillets. Ca va déformer les boutonnières et la bande. Et puis ce n'est pas esthétique, je n'aime pas. De plus, on a l'impression que si je bouge un peu, les boutons vont péter et aller atteindre à l'oeil le premier venu placé sur la trajectoire. Certes, je suis bien assurée, nous sommes en Suisse, ici !
Non, franchement, je trouve ça horrible, et pas seulement sur une personne de ma corpulence. Même une femme à la plastique impeccable qui s'obstine à s'habiller en taille 12 ans, rayon fillette, a l'air ridicule quand la bande de boutonnage est tellement étirée que les boutons ne demandent qu'à exploser et aller éborgner quelqu'un. On fait ça avec une fronde et des noyaux de cerise, pas des boutons, on peut viser avec plus de précision et on a plus de chance d'atteindre sa cible ! Ca coûte cher, en plus, les boutons !
Mais tout ceci ne vient pas de la coupe du cardigan, qui devrait à mon avis flotter un peu, c'est un problème personnel... J'ai beau y travailler dur, ça reste toujours enrobé.
Je me donne encore jusqu'au début de l'été prochain pour rectifier cette particularité anatomique. Si d'ici là il n'y a pas d'amélioration, je l'offrirai à une petite camarade de jeux qui s'est portée volontaire lorsque je lui ai fait part des commentaires "tièdes" de mon cher et tendre sur les coloris qu'il trouve "sombres et pas vraiment gais". Elle se reconnaîtra, et elle est priée de ne pas m'envoyer de matière première à engraissement pour me faire échouer dans mes efforts d'amincissement sous peine de représailles sanglantes. Et quand je dis "sanglantes", ça va méchamment saigner !
Maintenant c'est le jour et la nuit, puisque j'ai repris Rannoch, que j'avais laissé avant les vacances scolaires d'été tout juste au-dessus des emmanchures. J'ai trouvé mon rythme et il a bien avancé cette semaine. Je vais pouvoir placer l'encolure devant au prochain tour :
Rien à voir avec le précédent ouvrage : des bordures de motifs symétriques, une grille de 20 mailles facile à mémoriser, beaucoup de rangs unis, des coloris contrastés qui "tranchent" les uns sur les autres,... C'est lumineux, ça baigne dans l'huile et c'est du repos après les mouvances et arabesques des roses sur fond sombre.
Mais il faut que je me méfie si je ne veux pas avoir les fleurettes de Rannoch qui se mettent à se mouvoir comme des roses rampantes ou ses coeurs qui chavirent, parce que j'ai été obligée de sortir les accessoires de tricot "parallèles" :
Et oui, je suis déjà arrivée au bout de l'unique pelote de Port Wine conseillée pour tricoter la taille 3 et je n'ai même pas encore fini le corps ! Et ça n'a rien à voir avec les anciens écheveaux de 28 grammes et les nouvelles pelotes de 25 gr, j'avais un écheveau qui pesait près de 30 grammes ! Je n'avais pas contrôlé du tout et avait foncé tête baissée, mais vu le nombre de tours qui en utilisent, c'était évident qu'il y avait un plan foireux. Il a donc fallu que j'aille à la pêche dans la caisse à restes...
Moralité : Il faut certes boire avec modération mais surtout ne jamais finir la bouteille (ou alors en avoir une pleine en réserve). Toujours garder un fond de vin de Porto chez soi, ça rend service.












