Le phénomène Rheingold, un vent d'automne et surtout... le modèle qui tue !
"On" m'avait prévenue que si je mettais le nez dans Rheingold, je partais pour de longues séances de tricot à ne pas pouvoir s'en détacher, "on" m'avait dit que c'était addictif et du pur bonheur, et "on" avait bien raison. (Je retiens d'ailleurs le même "on" pour avoir agité sous mon nez des photos d'un modèle que l'"on" venait de terminer et qui se trouve sous forme de kit en ma possession. Je garde à "on" un chien de ma chienne... pour bons services rendus.)
Alors le phénomène Rheingold a frappé et bien. Je m'y plonge avec impatience, je le tricote avec bonheur et je le lâche difficilement et avec regret... jusqu'à la séance du lendemain soir. J'ai beaucoup de mal à le photographier en lumière naturelle et à rendre fidèlement les couleurs, voici donc les 2 photos en intérieur les "moins pires" :
Celle-ci est prise sans flash, c'est un peu terne par rapport à la réalité. Quant à celle qui suit...
elle est prise avec flash, et là, le jaune est beaucoup plus acide qu'en réalité. J'essaierai de faire mieux une prochaine fois.
En tout cas, avec ou sans flash, à l'intérieur comme à l'extérieur, le rang de montage fait rebiquer la bordure et ça roulotte. Je déteste ça, je trouve ça moche.
Je pense que ça vient du fait que j'ai utilisé une aiguille Addi Turbo pour monter les mailles (comme pour tricoter l'ensemble d'ailleurs, car curieusement c'est ce que j'ai trouvé pour m'empêcher de trop serrer quand j'utilise ce fil). La maille filant plus vite sur ces aiguilles, elle n'a pas le temps d'être assez serrée par ma poigne de fer avant que je ne monte la suivante comme c'est le cas sur des aiguilles en bois. C'est la seule explication plausible que je trouve au phénomène vu que c'est la première fois que je l'observe et la seule chose que j'aie changée par rapport à d'habitude. On verra bien par la suite, en espérant que la séance de blocage arrangera les choses (glups).
Les changements de couleurs ne sont pas fréquents, donc j'ai tendance à me laisser entraîner tard le soir pour passer à la suivante et en voir un peu plus. Le motif est tantôt symétrique, tantôt non, ce qui rend les choses un peu plus piquantes. Il n'y a que 2 panneaux, un fin et un plus large que l'on répète sur tout le tour, donc je peux vite repérer si je me suis trompée. La seule chose qui pourrait mettre un bémol à cette idylle est le fait qu'il y a plusieurs tours sur lesquels il faille croiser les fils derrière pour cause de séquence d'une même couleur assez longue. Mais bon, c'est vraiment buvable !
Et il y a un pâté dans la grille, une coquille, quoi : la 1ère maille du tour 37 est vide de son symbole. Ce n'est pas bien gênant, vu que la 1ère et la dernière maille de chacun des 2 panneaux sont toujours tricotées dans la couleur de fond, on trouve ce qu'il manque. Mais quand même... ce n'est pas agréable des petits "os" dans les grilles (je ne parle même pas de ceux qui se glissent subrepticement et sournoisement dans les patrons, ça a le don de m'horripiler méchamment).
Pour rester dans les tons de jaune et vert, mais de façon plus crue, j'ai fini une paire de chaussettes toute simple que j'appelle Vent d'Automne, du nom de la série de Zitron Trekking XXL dont elle provient : Herbstwind.
Quand j'ai tricoté la 1ère chaussette, je me suis dit que les bandes de motifs et de jacquard ne suivaient aucun cheminement logique ou de répétition précise :
Mais il faut croire que si, car j'ai retrouvé sur la 2nde exactement la même suite anarchique de bandes. A peu de chose près, j'aurais pu faire les 2 chaussettes exactement pareilles, il m'aurait suffi de sacrifier une longueur infime avant de commencer la 2nde.
Ca n'a rien de choquant, mais c'est le genre de choses que les "pointilleuses des chaussettes identiques" (j'en fais partie, hélas !, du moins pour les imprimés à bandes ou à jacquard automatique) aimeraient savoir.
Je n'ai pas remis une nouvelle paire en route, car j'ai trouvé un modèle à tomber par terre que j'aimerais absolument tricoter. Je ne suis pas du genre à mettre tout en oeuvre pour faire dans le sensationnel, ni à faire durer le suspense... Je l'ai découvert cette semaine par hasard et pensant que ça allait faire fureur, je me suis ruée sur le matériel pour le faire avant qu'il n'y ait rupture de stock. Je suis sûre que de nombreux groupes de knit-along qui lui seront consacrés vont s'ouvrir dans différentes langues, je n'ai pas envie de me retrouver marrie et sans le matériel adéquat (manquerait plus que ça !).
Il est rare que je m'extasie de cette façon devant un modèle, mais là il faut savoir reconnaître que la créativité, la subtilité des nuances, le détail poussé à l'extrême, la seyance, l'ingéniosité et l'esthétisme se mêlent pour faire de cet ouvrage un petit chef-d'oeuvre de perfection.
Comme je ne suis pas chienne et que j'aime faire partager mes trouvailles, je ne vous tiens pas en haleine plus longtemps. Je ne voulais pas "voler" la photo du site sur lequel je l'ai trouvée, alors il va falloir que vous fassiez un ultime effort (avant de mettre vos cartes de crédit à rude épreuve) pour le découvrir dans son contexte original en cliquant ici.
Alors, c'est époustouflant, non ? Je vous avais prévenus... Je commence le mien dimanche, parce que c'est le bon jour, et à la fraîche. J'espère que je serai rejointe par une foule enthousiaste dans les jours qui viennent. Une occasion pareille, ça ne se rate pas !

















